|
|
Lettre des agriculteurs de France n°230
|
Info
Horizon 2015 : l’agriculture devra produire toujours plus pour nourrir la planète
Dans leur rapport «Perspectives
agricoles pour 2006 – 2015» publié conjointement par la FAO et
l’OCDE le 4 juillet dernier, les deux organisations internationales prévoient
une intensification de la concurrence sur les marchés internationaux entre les
pays traditionnellement exportateurs de l’OCDE et les pays émergeants. «Les
perspectives de marchés agricoles mondiaux dépendent dans une large mesure de
la situation économique au Brésil, en Inde et en Chine» souligne le
rapport. Pariant sur un contexte économique favorable avec une croissance de 4
% et un ralentissement de la croissance démographique, le rapport prévoit une
demande soutenue de biens alimentaires, particulièrement
dans les pays hors OCDE. Malgré une augmentation de la production, la
productivité restera insuffisante pour faire face à l’augmentation des
importations de produits agricoles dans la zone non OCDE, et la concurrence
entre production énergétique et alimentaire ne fera que renforcer le problème. Si
les pays émergeants pourront bénéficier d'une demande plus forte sur les marchés,
les pays
les moins avancés seraient perdants. Quant aux bénéfices pour les pays développés, ils seraient «assez
minces»…. En
savoir plus sur le site de l’OCDE…
Biomasse : l’AEE s’inquiète des risques environnementaux
En publiant le 8 juin dernier son rapport «Quelle
quantité de bioénergie l’Europe peut produire sans nuire à
l’environnement?» l’Agence
européenne de l’environnement souligne que le recours aux énergies
renouvelables issues de l’agriculture, de la forêt, du recyclage des déchets,
qui, même s’il va dans le sens de la réduction des gaz à effet de serre, peut
faire peser des risques environnementaux sur les terres agricoles, la
biodiversité forestière, la ressource en eau. L’Agence avance des chiffres pour
une production de bioénergie «environnementalement compatible»,
à condition de respecter un certains nombre de règles : maintien des surfaces
en prairies permanentes, surfaces de compensation écologique, itinéraires à faibles
niveaux d’intrants pour les cultures bioénergétiques… En respectant ces critères,
le rapport indique que la production de bioénergie resterait «environnementalement
compatible» en deçà de la limite de 188 MTEP pour 2010 (295 pour 2030).
Or, les objectifs fixés par le Plan
Biomasse de la Commission européenne en 2005, qui sont de 150 MTEC pour
2010 laissent à penser qu’une marge de manœuvre existe. Mais, sans politique
cohérente, «même une production inférieure au seuil environnementalement
compatible peut conduire à des dommages environnementaux», indique le
rapport en conclusion. Le
rapport en ligne …
IDEA, une méthode concrète pour évaluer la durabilité des entreprises agricoles
Comment, pour un
agriculteur, évaluer son entreprise au regard des trois exigences du
développement durable que sont à la fois l’économie, l’environnement, le
social? La méthode d’auto-évaluation IDEA (Indicateurs de durabilité des
exploitations agricoles), répond à cette demande. IDEA est le fruit de travaux
communs et d’expertises provenant de l’INRA, d’Arvalis, de FNE, de l’ENSA de
Rennes, et du Cemagref, fédérés par la Cellule nationale d'appui du Programme
National Agriculture Durable et Développement Durable de la Bergerie nationale
de Rambouillet. La grille IDEA comporte
trois échelles de durabilité, de même poids, et variant de 0 à 100 points :
durabilité agroécologique, durabilité socio-territoriale, durabilité économique. Chaque échelle de
durabilité est subdivisée en trois ou quatre composantes qui synthétisent les grandes caractéristiques
du diagnostic de durabilité (IDEA comporte 10 composantes au total). Chaque
composante regroupe entre deux et sept indicateurs qui sont eux-mêmes
constitués d'un ou plusieurs items élémentaires caractérisant une pratique (ou
une caractéristique) et contribuant à la valeur finale de l'indicateur. Ainsi,
IDEA compile au total 41 indicateurs. Le site internet www.idea.portea.fr dédié à IDEA est ouvert
depuis le 3 juillet 2006.
En savoir plus sur IDEA…
Les
trois échelles de la méthode IDEA…
Enquête
Votre avis sur l’autodiagnostic ADESA
Total, Groupama et la SAF – agriculteurs de
France réalisent actuellement une enquête de satisfaction au sujet de
l’autodiagnostic ADESA, pour mieux répondre aux attentes des utilisateurs de
cet autodiagnostic gratuit disponible sur l’internet, et pour mieux prévoir les
évolutions futures. Les informations récoltées lors de l’établissement de ce
questionnaire resteront confidentielles. L’enregistrement de ce questionnaire
ne prend que quelques minutes.
Merci de votre participation.
Le questionnaire en ligne…
Actualité juridique
Droit social agricole : le régime des maladies professionnelles en agriculture
Dans son arrêt (n° 04-30.496) rendu le 5 avril
2006, la deuxième chambre civile de la Cour de cassation aborde
l’épineuse question des maladies professionnelles en agriculture et des
affections provoquées par l’amiante. Dans cette affaire, la victime de la
maladie n’était pas agriculteur mais assimilé comme tel parce que
salarié d’un organisme affilié à la Mutualité Sociale Agricole (MSA). La Cour de cassation a statué
sur deux questions, à savoir la reconnaissance de cette maladie professionnelle
d’une part, et les droits de la veuve de la victime, d’autre part. Concernant la
première question, le code rural (article
L 751-7) renvoie aux dispositions générales
régies par le code de la sécurité sociale (article
L 461-1 et suivants) qui établissent des
tableaux de maladies professionnelles. Il suffit alors à la victime (ou à ses
ayants-droit, en l'occurence, la veuve) d’indiquer à la
MSA, à l’aide d’un certificat médical, qu’il souffre d’une des
maladies citées et répond aux conditions posées par le tableau correspondant.
L’arrêt rappelle d’autre part l’importance du certificat médical dans la preuve
de la maladie. Du reste, il permet de faire bénéficier son détenteur d’une
présomption de maladie professionnelle (imputable au travail) que la
MSA n’a pas réussi à renverser en l’espèce. Cette présomption
bénéficie donc aux ayants-droit pour le versement des prestations sociales.
Agriculture biologique : une fiscalité favorable aux entreprises agricoles certifiées
Le décret
n° 2006-793 du 4 juillet 2006 (J.O n° 155 du 6
juillet 2006) vient préciser les mesures d’octroi de crédit d'impôt en faveur
des entreprises agricoles dont au moins 40 % des recettes proviennent
d'activités agricoles et qui ont fait l'objet d'une certification en
agriculture biologique. Ces mesures figurent désormais aux articles 49 septies
Z à 49 septies ZB bis du Code Général des Impôts (CGI). Ce nouveau décret
encourage ainsi fiscalement les entreprises agricoles ayant mis en œuvre dans
le cadre de leur activité un contrat
territorial d'exploitation (CTE) ou plus
récemment un contrat
d'aide à l'agriculture durable (CAD) tel que mentionné
aux articles R. 311-1 et R. 311-2 du code rural. L’article 49 septies ZB
nouveau du CGI précise pour son calcul que «le crédit d'impôt prévu à
l'article
244 quater L du code général des impôts est
imputé sur l'impôt dû après les prélèvements non libératoires et les autres
crédits d'impôt. L'excédent de crédit d'impôt non imputé est restitué.»
Le chiffre de la semaine
50 %
C’est la réduction de vente envisagée en
France par le plan pesticide pour les substances actives qualifiées de « dangereuses».
Les ministères
chargés de la consommation, de la santé, de l’agriculture et de l’écologie
mettent en place ce plan interministériel destiné à réduire les risques que
l’utilisation des pesticides (phytosanitaires et biocides) peut générer sur la
santé (notamment celle des utilisateurs), l’environnement et la biodiversité.
Ce plan s’inscrit dans le cadre du plan national santé environnement de 2004
ainsi que dans le volet «agriculture» de la stratégie française
pour la biodiversité de novembre 2005.
En
savoir plus (document .pdf)…
La revue
Découvrez le sommaire de la revue n°163 qui vient de paraitre...
Edito :
La Terre, source de vie
Forum:
Pour un nouveau projet agricole - Des
propositions pour la transmission de l’entreprise - L’agriculteur, producteur
de biens environnementaux pour la société - La TVA sociale, outil de financement
des régimes sociaux? - Regards sur…
- A quand une spéculation sur les matières premières agricoles - Les
normes environnementales pèsent sur les exportations des pays pauvres
Dossier : « ASSOCIER AGRICULTURE ET BIODIVERSITE »
Entreprise
Investir dans la biodiversité - IAA: la protection de
l’environnement s’impose par la force - L’agro-équipement français soutenu par l’export - Mise à
disposition de biens ruraux: du bon usage de la flexibilité - Contrat
jeune en entreprise: un dispositif renforcé
A la SAF – agriculteurs de France…
Les présidents de Saf-clubs échangent leur expérience
Focus
Le coton: terres de contrastes
Titre du prochain dossier : LA CHINE
Le
sommaire en ligne …
Les
anciens numéros disponibles...
Sur l'internet
Le site de l’observatoire des résidus de pesticides
«L’Observatoire des Résidus de Pesticides (ORP) a pour
objectif de « mettre en place une base de données des normes
réglementaires publiques, des résultats des actions de contrôle et du suivi
des actions de progrès mises en place suite à ces résultats ».
En savoir plus…
Géoportail : ça marche !
Victime de son succès, le Géoportail, inauguré le 23 juin
dernier par Jacques Chirac, a connu quelques déboires liés à la surcharge des
serveurs. Il est désormais opérationnel..
Découvrir
Géoportail …
Le
comparatif Géoportail / Google Earth….
Evénements
Innov agri 2006
Du 5 au 7 septembre
2006 à Outarville (Loiret).
En savoir plus…
16ème Université d’été du tourisme rural
Du 12 septembre au 14
septembre 2006 à La Bourboule (Puy de Dôme).
En savoir plus…
Informatique agricole, internet et protection des cultures
le 19
septembre 2006 à Paris. Colloque organisé par ACAT Informatique.
En savoir plus…
Contact:
Guy Waksman…
Contact
SAF - agriculteurs de France
Echanges et réflexions sur le site de la SAF - agriculteurs de France
Pour l’abonnement à notre lettre, veuillez
cliquer sur ce
lien.
En cas de changement d'adresse, merci de vous désabonner de votre adresse
actuelle puis de vous abonner à nouveau en précisant votre nouvelle
adresse de messagerie électronique.
Pour des suggestions et des remarques sur le
contenu de la lettre, pour apporter vos compléments sur des informations
parues, nous faire parvenir des informations ou des dates d'évènements, nous
faire part de vos réactions, contactez Benoît
JAMES
SAF- agriculteurs de France
8, rue d'Athènes
75 009 PARIS
|
Cette lettre
vous est adressée par SAf-agriculteurs de France - 8 rue d'Athènes -
75009 Paris - tel : 01 44 53 15 15 / fax : 01 44 53 15 25, en tant
qu'adhérent de l'association ou abonné à la lettre internet.
Conformément à la LEN (Loi sur la Confiance en l'Economie Numérique -
article 22 du 22 juin 2004) la Société des Agriculteurs de France
subordonne l'utilisation d'adresses de courriers électroniques au
consentement préalable des personnes concernées. Si vous ne souhaitez plus recevoir cette lettre d'informations, veuillez
cliquer sur ce lien.
Conformément à la loi "Informatique et libertés" n° 78-17 du 6 janvier 1978, vous disposez
d'un droit d'accès et de rectification sur les données
personnelles vous concernant. Pour l'exercer, veuillez contacter la SAF à l'adresse ci-dessus
Le site www.agriculteursdefrance.com a fait l'objet d'une déclaration CNIL (n°1161551).
|
|